29.8.06

Mobilier urbain


Tout en prenant une marche l'autre jour, j'ai vu cette chaise berçante qui était là apposée près du mur d’un immeuble à logement. Évidemment pour jeter ou à récupérer par quelqu’un. Il y a de nombreuses histoires qui pourraient se raconter pour cette chaise. C’est une chaise pour un petit appartement, devant un téléviseur et avec une petite table à côté sur lequel un livre de mot mystères est déposé avec une paire de lunettes et son occupant qui est à la cuisine à faire réchauffer une soupe.

28.8.06

les mouches qui tournent autour de la crinière du lion


J'ai loué le documentaire de Sydney Pollack sur l'architecte Frank Gehry (Goldberg en fait, mais il a changé de nom lorsqu'il débuta en affaires).
C'est très bon car Pollack approche son sujet avec la curiosité de celui qui veut essayer de cerner le personnage, de découvrir sa méthode de travail.
Il questionne aussi des artistes et des clients de Gehry, entre autres le peintre Julian Schnabel qui a une très belle expression en parlant des critiques de l'architecte: "les mouches qui tournent autour de la crinière du lion".
Mais, c'est aussi le fait que Schnabel qui s'est fait connaître par ses peintures composées avec des assiettes, est assis, princier en robe de chambre. Un Hugh Heffner en pyjama revisité.
Comme ce n'est pas un navet, il n'y en a généralement qu'une copie au club vidéo!

25.8.06

Taxi

Ce midi, je prennais un taxi, une toyota Prius et le chauffeur me disait qu'avec les économies d'essence (en assumant $1 le litre)il avait sauvé près de $6000 en un an, de quoi payer ce que ce modèle lui avait coûté de plus à l'achat. Il me disait également que seulement 3% des chauffeurs de taxi Montréalais avaient ce type de voiture hybride. Plutôt curieux lorsque tu passes ta journée sur la route.
Il faut croire que ce type de technologie va devenir populaire lorsque les gens n'auront plus le choix et que l'essence sera de $4 ou $5 le litre. Faites-le plein et bon week-end.

24.8.06

Dean & Deluca

Comme je tiens une chronique sur le marketing financier dans la revue Objectif Conseiller, je m'intéresse à tout ce qui touche la notion de marque.
L'importance de la marque commence à prendre pied dans le domaine financier, alors qu'elle est centrale à tant d'autres domaines.
Le nom ayant en fait un effet multiplicateur sur le prix et le profit. Dean & Deluca en est un exemple qui démontre que l'intégration d'une marque ne se limite pas à l'étiquette mais bien à l'ensemble de ce qu'on appele "l'expérience du consommateur"
Caban aurait probablement survécu à Montréal si elle avait commencé plus petit, le coin Ste-Catherine et McGill était un peu ambitieux.

23.8.06

William Eggleston in the real world


Je viens de voir le film en DVD de Michael Almereyda sur Eggleston, de qui j’ai déjà parlé dans mon blog. Malgré certaines longueurs, je pense que c’est un portrait assez juste du travail de ce photographe.
On le suit alors qu’il va à la recherche d’images. Les passages qui m’intéressent le plus sont ceux où on le voit photographier mais surtout chercher le cadrage, la lumière qui va faire que le résultat va donner une photo d’Eggleston.
Ce qui fait qu’un photographe est bon c’est que nous pouvons reconnaître son travail d’un premier coup d’œil.
Il se sert d’un Super Mamiya Press de format 6x7, d’un Contax G2 avec une 90mm, d’un Leica et d’un boîtier réflex avec ce qui semble un grand angle. Alors, peut importe le type de visée, l’appareil est secondaire au résultat.

22.8.06

Orange Car Crash Fourteen Times, 1963


Au Moma, où chaque salle nous découvre les œuvres exposées, on se surprend à ne jeter qu’un coup d’œil rapide puis à passer à la prochaine œuvre.
Un détail peut nous interpeller, comme celui de la toile de Andy Warhol, Orange Car Crash Fourteen Times.
Je ne sais si c’est la couleur orange, la concentration et la répétition du sujet sur la partie de gauche de la toile. Je regarde et je me dis que ça fonctionne, alors que d’autres toiles de Warhol me semblent anonymes, plutôt alimentaires comme celles produites dans les années ’70 pour les gens riches et célèbres, où même une autre aussi au Moma ayant pour sujet l’eau Perrier.

18.8.06

Quatre vingt dix neuf


Assis en attendant, j'ai trouvé le chiffre suffisamment inspirant pour prende cette photo quelque part dans Soho.
99 me fait penser à tout ce qui a été dit sur cette fin de siècle et sur ce nouveau millénaire qui s'annonçait. Des prédictions de fin du monde, des ordinateurs qui font Kaput et finalement pas grand chose de différent.
Sauf peut-être que le film en photographie est vraiment en disparition et que le digital forme notre oeil à voir différemment. Il semble y avoir une obsession à faire disparaître le grain en photo, qu'il ne reste que du lisse, propre et uniforme.
Bon week-end quand même!

17.8.06

Guggenheim suite et fin


Il y avait 15 ou 16 couches de peinture sur le ciment du musée, en enlevant toutes ses couches, ils peuvent vérifier les dommages à la structure et en faire la réparation. La texture du ciment nettoyée est très belle et on peut percevoir des touches des différentes teintes utilisées au cours des années.

16.8.06

North by Northwest


L'autre jour en allant au club vidéo, il n'y avait pas des tonnes de copies de ce film: North by Northwest par Alfred Hitchcock. Les couleurs de ce film, le scénario,le sens de l'humour et la présence de Cary Grant sans oublier la très belle maison à la fin du film. Avec tous les navets sur DVD, c'est bien de trouver un film comme celui-là.

Elvis et Groucho

Comment ne pas en parler, quand Elvis est mort il y a 29 ans, qui aurait pu prévoir qu'il deviendrait un mythe et une machine à imprimer des dollars. En gestion de marque, la marque Elvis est drôlement bien gérée. Malheureusement, on ne parle pas beaucoup de Groucho Marx qui est décédé quelques jours après Elvis.

15.8.06

Charles Demuth 1883-1935 par Alfred Stieglitz (1923)

De la collection du Moma, Stieglitz a du se dire en le voyant qu'il ferait une photo intéressante. Du moins je le pense, car en voyant la photo, je me suis dit: tiens, quelle tête particulière.
Demuth, natif de Lancaster en Pennsylvanie est un peintre qui est reconnu pour une toile (ce qui est déjà quelque chose)
I saw the Figure 5 in Gold.
Lancaster est situé dans une région agricole(mais,tabac) à l'ouest de Philadelphie, composé de fermes appartenant à des Mennonites. Il y existe un petit musée sur Demuth et son oeuvre www.demuth.org
Sa famille y exploite toujours un magasin de tabac.

14.8.06

Le Guggenheim et le cercle

Tout au musée Guggenheim est basé sur la courbe ou le cercle: les bancs, les détails dans le plancher, comment on visite les expositions, le mobilier qui reprend les formes. L'angle droit est banni. En regardant cette photo vous allez voir des cercles, le premier sur la gauche: les détails du plancher ou vous voyez quatre cercles au sol, dans la fontaine: l'eau fait un cercle et un peu plus haut sur la droite: le groupe en forme de cercle.
Tout ça pour dire que 50 ans après sa construction, c'est toujours un endroit extraordinaire et en particulier pour son utilisation de l'espace.

11.8.06

Perception restrained

Au Moma, ce musée qui peut vous donner le vertige par ses espaces présentait dans une petite salle, une exposition réalisée par les architectes Herzog et de Meuron (Ils avaient été présentés par le biais d'une expo au CCA il y a quelques années).

On entre dans une petite salle avec des bancs et des écrans au plasma disposés au plafond qui présentent différents extraits de films: Fargo, Apocalypse Now, Taxi Driver...et on nous donne un petit miroir pour nous aider à regarder. Dans la salle il y a trois ouvertures qui nous permettent d'entrevoir de plus petites salles ou sont disposées dans une: des éléments d'architecture et design, une sur la photographie et une dernière sur la peinture et sculpture.

L'argument étant que la notion de perception a changé et que même si les salles, la lumière, l'espace sont ce qu'il y a de mieux;les gens ne voient plus.
"The moving image with explicit reference to violence, drama, and sex has received growing attention while traditional artistic mediums require special exhibitions with blockuster potential in order to be perceived at all."

10.8.06

Suite New Yorkaise; Hadid et Pollock


Au Guggenheim, musée extraordinaire en soi, il y avait deux expositions une sur l'architecte Zaha Hadid et une autre sur des dessins de Jackson Pollock.
Zaha Hadid fait des projets incroyables, fluides, très futuristiques dont un, l'usine de BMW à Leipzig est vraiment très surprenant, on voit des voitures se déplacer sur une chaîne de montage avec des bureaux en dessous. Elle avait soumis un projet pour la grande bibliothèque à Montréal qui n'a pas été retenu. http://www.zaha-hadid.com

Pollock avait été sous contrat à $150 par mois et finalement à $300 par mois par Peggy Guggenheim en échange de quoi il lui remettait toute sa production annuelle à l'exception d'une toile. Pas facile d'être artiste.

Quel beau musée qui se refait une beauté pour son 50e anniversaire en 2009.

9.8.06

Marché aux puces et Wolex Wolex


L'espace étant rare à Manhattan, ils ont un marché aux puces dans un stationnement intérieur entre la 25e et 26e rue, un peu plus loin il y en a un autre à l'extérieur. Des aubaines, pas vraiment mais un choix assez varié quand même.

Un peu plus au sud sur la rue Canal dans le quartier chinois on vous offre des Rolex, Omega, Patek Philippe et autres montres de luxe. Les seules qui se retrouvent sous clé sont les Rolex, alors on entend toujours quelqu'un nous dire Wolex, Wolex...

8.8.06

DIA Beacon

Notre premier arrêt était à Beacon, petit village qui se trouve à 90 minutes de Manhattan sur le bord de l'Hudson pour visiter le centre DIA http://www.diacenter.org/ Ancienne usine de Nabisco, on y fabriquait les boîtes de biscuits, transformée en centre d'art et y abritant des oeuvres pour le moins monumentales. L'espace est immense, on parle de 300 000 pi2 et permet d'exposer des oeuvres momunentales. Des sculptures de Richard Serra.
Une salle est consacrée à une des séries d'ombres d'Andy Warhol.
C'est endroit vaut le détour, curieusement on ne peut photographier à l'intérieur, à la manière de nos musées montréalais.

7.8.06

Contradictions américaines


De retour de nos vacances aux États-Unis, le pays où tous les menus annoncent le sans-sucre, le léger, light, no sugar added mais des portions qui sont le double de celles que l'on pourrait qualifier de normales. Quel pays de contradictions.

21.7.06

Minogami


C'est quand même bien de pouvoir observer des paysages qui ne sont probablement pas différents de ce qu'ils étaient il y a des centaines d'années.

18.7.06

L’état du portrait


Dernièrement, dans une revue, je lisais cet article qui voulait décrire le statut du portrait aujourd’hui. Le temps où on allait chez le photographe est, je pense, révolu. Les gens se créent eux-mêmes leur propre image, ils se construisent à même les nouvelles technologies un moi public.
J’assistais à une réunion de famille avec des cousins, cousines pour la plupart que je n’avais pas vu depuis une dizaine d’années. Lors de cette journée, j’ai demandé à tout le monde de se rendre à l’extérieur pour une photo de groupe et je crois que les gens ont apprécié l’idée, car plusieurs en ont profité pour prendre aussi des photos.
La photographie est la confirmation qu’un événement a eu lieu (à moins bien sûr d’un trucage) à un moment dans le temps. Un des résultats de cette rencontre de famille a été de créé un site Internet qui se veut aussi une sorte d’arbre généalogique par l’image.

17.7.06

Porte de garage


Il faut croire que certains graffitis ont une qualité artistique plutôt que ces marques/tags qui nous disent voici mon territoire comme un animal qui urine pour laisser une trace, une odeur et par le fait même exclure les autres de son espace. Celle du vélo et les fleurs ont quelque chose d'urbain et de plus travaillé.

13.7.06

1975































Cette photo est ma photo à la manière de William Eggleston. C’est en regardant des diapositives que j’ai vu cette photo que j’avais faite à ce moment. C’est un peu une re-découverte trente ans après. Comme de raison, je n’avais aucune idée qui était Eggleston mais il faut croire que le vent de Memphis a soufflé en ma direction cette journée là. 1975 est aussi l’année de mon premier show rock; Pink Floyd à l’Autostade qui avait été construit pour l’expo en 1967. Le nom Autostade venait remercier ceux qui avaient défrayés les coûts de construction, soit American Motors, Chrysler, Ford, Genral Motors et Volvo. 

28.6.06

Mao en plâtre


Sur ma table de chevet, j’ai un petit Mao de plâtre que je trouve intéressant pas nécessairement pour une question politique mais bien pour une photo que j’ai faite avec un sténopé.
Un stratège financier qui habite Hong Kong depuis une trentaine d’années me disait que le meilleur conseil qu’il pouvait offrir aux jeunes était d’apprendre le chinois car ce siècle va leur appartenir. Il ajoutait qu’il avait accumulé depuis nombre d’années des reliques du temps du communisme, d’images de Mao sous différentes formes, épinglettes, affiches, statues et que leur valeur s’appréciait.

21.6.06

Airport friendly shoes et fesses qui reculent

Je voyais qu'on vendait des chaussures "Airport friendly" qui ne contiennent pas de pièces de métal. Ça évite probablement d'avoir à retirer ces chaussures en passant au contrôle des douanes. Il y a eu un temps où prendre l'avion était une expérience incroyable, maintenant c'est plutôt moche comme prendre le métro à l'heure de pointe, lorsqu'on est entassé comme des sardines et que les gens rentrent à reculons en poussant par les fesses!

20.6.06

Louis Zépherin, arrière arrière grand-père et Baudelaire

Baptisé le 9 mai 1818, Louis Zépherin est mon arrière arrière grand père de mon côté paternel, il était agriculteur comme la grande majorité des canadiens français de cette époque. Comptemporain de Charles Baudelaire, né en 1821. En 1847, ce dernier écrivait dans une lettre à sa mère: « À partir du jour de l’an, je commence un nouveau métier – c’est-à-dire la création d’œuvres d’imagination pure –, le roman. Il est inutile que je vous démontre ici la gravité, la beauté et le côté infini de cet art-là. Comme nous sommes dans les questions matérielles, qu’il vous suffise de savoir que bon ou mauvais, tout se vend; il ne s’agit que d’assiduité. » Comme bien peu ne subsiste de Louis Zépherin, tout peut être imaginé à son sujet.

19.6.06

Mon arrière grand-père David



Hier étant la fête des pères, j'en profite pour insérer ce portrait de mon arrière grand-père David Gaboury (1840-1919). Cette photo date probablement de 1860 soit au tout début de la photographie. J'y vois encore un air de famille aujourd'hui.

16.6.06

Mars et la simplicité


Il y a quelques mois, nous voyions pour la première fois des photos de la surface de la planète Mars. Le président Kennedy avait annoncé dans un discours de 1961 son intention d’envoyer un homme sur la lune avant la fin de la décennie.

Ce que je remarque c’est le tout simple mémo qu’il écrivit à ce sujet, à peine une page.

Vive la simplicité qui semble faire défaut aujourd’hui.

Bon week-end.

14.6.06

W G Sebald, Cormac McCarthy et Roland Barthes

Déjà une semaine, que le temps file. Hier, j'assistais au 50e anniversaire d'un ami à qui j'ai remis un livre de W G Sebald, un auteur décédé en 2001. C'est auteur est un coup de coeur pour la beauté de son écriture et son mariage de l'image et du texte. Un peu comme Cormac McCarthy que j'avais découvert il y a quelques années.
Quel plaisir de lire un auteur pour la première fois et de se dire qu'il faut le lire lentement pour en profiter. Il y a de ces auteurs qu'on veut relire plus d'une fois. Je pense aussi à Barthes que je veux relire et pouvoir dire que oui je pense avoir compris quelque chose de plus.
Je pense que Barthes et Sebald sont morts de la même façon, écrasés par un camion en traversant la rue.

8.6.06

Les chaussures de Joyce


On dit que Samuel Beckett, qui avait une admiration sans bornes pour James Joyce, l'imitait en chaussant de petits souliers vernis qui le faisait affreusement souffrir.

J'ai trouvé un charmant petit livre sur Beckett par Nathalie Léger intitulé : Les vies silencieuses de Samuel Beckett aux éditions Allia. Un livre très intéressant et de plus bien imprimé sur un beau papier à un prix très raisonnable (10.95$).

Bref, en voici un petit extrait: "Bien des années après, examinant avec attention une photo déjà jaunie de James Joyce, Samuel Beckett remarqua sobrement: "Il avait de petites extrémités."
J'aime bien l'Irlande.

6.6.06

Liste


Le photographe Walker Evans faisait des listes de thèmes ou de sujets en vue d'en faire un reportage photographique. Je lisais dans la dernière édition de Harper's Magazine un petit encart qui donne la liste de nouveaux sujets acceptés sous le classement Dewey. En voici cinq qui me semble offrir un "potentiel" photographique: Blondes in motion pictures, Family secrets, Grief in men, Immigrants on television, Street gutters.

Aujourd'hui nous sommes le 6e jour du 6e mois de la 6e année de ce siècle: le nombre de la bête, si ce n'est de la bêtise.

5.6.06

Poussière


Le peintre Balthus, à la fin de sa vie habitait un chalet construit en 1754 (chalet étant relatif, il y avait 40 pièces). Sur la façade de l'entrée était gravée une longue inscription: "Mortel, que ton orgueil est ridicule et vain; les vers s'engraisseront dessus ta chair pourrie..."
Le personnage Balthus est plus intéressant à mes yeux que le peintre, contrairement à Bacon qui était un peintre incroyable mais l'homme ne m'intéresse pas vraiment sauf son studio qui est plus révélateur sur l'homme que les entrevues qu'il a donné de son vivant.

2.6.06

Vente de garage


Ce week-end est un des deux permis par la ville de faire une vente de garage, ce qui est une excellente façon de se débarasser de trucs qui ne servent plus et de vider le garage (qui en a bien besoin!). Pas vraiment la simplicité volontaire mais j'admire les gens qui peuvent limiter le nombre de trucs qu'ils accumulent ou du moins qu'ils peuvent se débarasser d'un item lorsqu'un nouveau entre dans la maison.

Il y a quelques années, j'avais vu un livre de photo intitulé "Material World: A Global Family Portrait" qui montrait les possessions des familles dans différents pays, de quoi remettre en perspective la notion de minimum requis.

Dans la photo, on voit le coin d'un coffre en bois qui servait aux marins lorsqu'ils voyagaient; toutes leurs possessions se retrouvaient à l'intérieur. Aujourd'hui, ce genre de coffre est un objet décoratif, témoin d'une époque révolue.
Bon week-end de ménage.

31.5.06

Fleurs et arbres


La toile de gauche a pour titre fleurs et l'autre, arbres. Picasso disait: "je ne cherche pas, je trouve" pour moi c'est plutôt je cherche et cherche encore. Je lisais quele photographe David Douglas Duncan avait passé près de trois mois à la villa La Californie (près de Cannes) de Picasso pour faire un reportage. Serait-il possible de faire encore ça aujourd'hui? j'en doute, malheureusement.

30.5.06

Fleur, cigarette et Bill


Il pleuvait ces dernières semaines et les fleurs vont attendre. Il y a toujours quelque chose à faire autour de la maison. Il sera désormais interdit de fumer dans tous les endroits publics, restaurants, édifices, bars...Je me souviens du temps ou les étudiants et professeurs fumaient dans les salles de cours. Et lorsque le prof était Français, on avait le choix de la celtique, gauloise et l'autre de mais (où est le tréma?) dont le nom m'échappe. C'est fou comme les temps changent. Je lisais que Clinton avait développé une belle complicité avec Belinda Stronach la député libérale-conservatrice ou est-ce le contraire? Je me demande alors si son goût pour le tabac ne lui a pas coûté son avenir politique.

26.5.06

Do not disturb


En avril, j'avais parlé du projet du photographe Martin Ravary (section archives avril 2006). Son concept est de vendre son livre de photos édité à titre d'auteur et en échange de votre achat il tire votre portrait en vue de son prochain livre.
Je trouve le concept vraiment original mais il me disait qu'après un mois il n'avait vendu que 4 exemplaires et que le critique du Devoir l'avait malmené; il n'aimait pas vraiment les photos, ni le livre et probablement le concept avec.
La photo au Québec vivote et les photographes aussi. Déjà publier un livre de photos est un exploit qui mérite l'encouragement alors vouloir en faire un deuxième à de quoi déranger notre petit monde des arts.
Bon week-end.

25.5.06

New York City is the hottest place for a honeymoon in a hotel room


Je lisais sur Brooks Brothers et je me souvenais d'un voyage à NY en 1980 et comment j'avais aimé ce magasin avec ses boiseries et son personnel d'une autre époque qui prenait vos mesures pour vous offrir la chemise parfaite en coton Égyptien et de trouver des bas en cachemire. Faut dire que la photo date de l'année dernière et non de 1980, à ce moment NY était différent; plus sale, plus déprimant, presqu'en faillite mais toujours vibrant d'énergie et Nina Hagen chantait.

24.5.06

Still photographer ou photographe immobile

Je relisais un petit article sur Wim Wenders qui le décrivait entre autres comme «still photographer» qui se veut une distinction entre son travail de photographe et celui de cinéaste. Le terme «still» est intéressant dans le sens où il y a une référence à l’immobilité à la fois du sujet et du photographe. C’est plutôt difficile de faire de la photo en mouvement, on peut similer le mouvement mais faire une photo en bougeant est toujours un peu aléatoire.

Ce que j’admire du travail en photo de Wenders est lié au fait que la photo est pour lui un point de départ pour créer une histoire. Je suppose que la prise de photo est principalement reliée à la recherche de lieux de tournages. Dans un livre de ces photos, il offre en légende un court texte pour chaque photo débutant par : Une fois…
Je me demande ce qu’il pourrait raconter à propos de cette photo.

23.5.06

Ne regardez pas ailleurs


Ce matin dans le métro, un des vendeurs de l'Itinéraire, cette revue qui vient en aide aux itinérants. Il répétait: "regardez pas ailleurs, choisissez l'itinéraire" ce qui me semblait une approche intéressante pour écouler ses copies.
J'en ai croisé deux autres, un que j'ai vu sur Musique Plus pour un "make-over" et un autre qui voulait manger sans compter une équipe de jeunes qui distribuaient des carrés au gruau de Quaker, probablement une nouvelle saveur? cassonade et cannelle. Il est vrai qu'on regarde ailleurs plutôt que regarder les itinérants; la pauvreté n'est pas vraiment joyeuse, plutôt un constat d'échec.
Un peu comme cette photo manquée mais qui pourrait être aussi une photo exclusive d'un Ovni!

19.5.06

le blog de frantico


J'ai acheté ce livre il y a quelques semaines. C'est un livre de bd plutôt décapant qui relate les tribulations d'un dessinateur à la recherche de l'âme soeur. Je crois que le livre est venu à la suite de la parution de son blog pendant une année. Vous pouvez aller voir le site suivant:
http://www.zanorg.com/frantico/index.php
Un petit côté Reiser de Pépère pervers et de Gainsbourg version Gainsbarre.
Bon week-end.

18.5.06

Emma Bovary c'est moi!


Notre Airedale a pour nom Emma en l'honneur de ce personnage du roman de Flaubert. Je serais embêté(sans jeu de mots) de vous dire pourquoi, mais lorsqu'elle joue, elle tourne sur place à la manière du Diable de Tasmanie (Vous vous souvenez de la version en dessins animés?) en s'accroupissant sur ses pattes de derrière. La photo ne rend pas justice à cette incroyable danse canine.

17.5.06

Dilemme Leica


J'ai un petit dilemme photographique, je dois me racheter une ou deux lentilles pour deux Leicas. Alors j'hésite entre quelques modèles et c'est plutôt fascinant de voir jusqu'à quel point quelque chose d'aussi banal peut déclencher des opinions de la part des passionnés (les leicalistes) de cette marque d'appareil photo.
J'avoue difficilement résister à la beauté de ces appareils mécaniques. Le modèle illustré est un 3F qui date des années '50. Il ne m'appartient plus malheureusement, je l'ai vendu au Japon mais je m'en suis procuré de nouveaux. De toute façon, je suis plus utilisateur que collectionneur.

15.5.06

Pluvieux en ce lundi


La lumière est primordiale en photo et je trouve difficile la pluie pour cette raison. J'ai acheté le numéro souvenir de la revue Rolling Stone, ils font une rétrospective des meilleures couvertures et explique le contexte pour la prise de photo. Très intéressant. Je me souviens d'avoir lu sur la complexité des mises en scènes des photographies d'Annie Leibovitz, qui demandaient le concours de nombreux assistants, de décors, de différents lieux pour la prise de photo et par le fait même de coûts importants. Le couvert qui a lancé sa carrière est celui de John Lennon pris en noir et blanc, en lumière naturelle et simplement.

12.5.06

Les bijoux de Marlon Brando


Voici un passage d'un commentaire au sujet de Marlon Brando sur le blog The sartorialist:
"Back in 92, I walked into a barbershop in the valley. There he was, sitting in the chair. He weighed 300 lbs, the poor guy. Soon he left, I got in the chair. Moments later, he walked back in, walked across the room and grabbed his jacket, which he had forgotten. As he walked back out, he stopped at the foot of the chair, looked me right in the eyes, smiled and said "I'd forget my balls, if they weren't in a bag." It was precious."
Bon week-end.

11.5.06

Petit jeudi ou Haste make waste


Petit jeudi parce que je n'ai encore rien vu ou entendu qui me fasse réfléchir à quelque chose ou crée un lien dans mon esprit. Ou peut-être bien que si, je lisais un commentaire sur un blogue qui disait "Haste make waste" belle formule qui pourrait se traduire par "se presser c'est gaspiller". Faire une photo rapidement n'est pas toujours gage d'un bon résultat. Après avoir photographier une dizaine de peintres, j'ai le goût de refaire de la peinture.

10.5.06

NY


On se disait que ce serait une bonne idée d'aller un week-end à NY. Un de mes voisins virtuels a un blog vraiment très bien. Il prend les gens en photo et commente sur leurs vêtements. Le plus drôle sont les commentaires que l'on retrouve sous chaque entrée. Voici le lien:
http://www.thesartorialist.blogspot.com/
Longtemps dans l'édition du dimanche du New York Times, il y avait une chronique similaire.
New York est vraiment une très belle ville.

9.5.06

Orford suite, Sinatra et pub


Curieusement et à la suite de mon dernier message, j'ai vu le premier ministre du Québec qui attendait un ascenseur dans le même édifice ou je travaille. Le costume qu'il portait était chic, en gris avec une chemise bleue. Serait-il que le costume lui est plus seyant que la fonction qu'il occupe?

Le voyant ainsi entouré de ses conseillers et d'un garde du corps me rappelait cette photo de 1968 par Terry O'Neill montrant Frank Sinatra et ses acolytes aux mines patibulaires qui déambulent près de la piscine d'un hôtel à Miami.

Le thème de cette photo était récemment repris pour une publicité de Guess, le fabricant de vêtements.

8.5.06

Mira, Bruegel et Orford


Dans la catégorie des choses entendues, deux femmes qui discutent dans le métro au sujet de Mira, l'organisme qui entraînent les chiens pour devenir des chiens guides: "Tu connais Mira, les chiens aveugles..."
Mais si le chien guide devient aveugle, alors qui sera le guide du chien? Ça me fait penser à la toile de Bruegel: la parabole de l'aveugle. Je pense que c'est en référence à un texte de la bible qui raconte qu'un aveugle entraînant d'autres aveugles ne peuvent que terminer dans un fossé. Curieux, je pense à la privatisation du Mont Orford.
Bon lundi quand même.

4.5.06

Voisin de blog


Mon voisin aléatoire de ce matin est une japonaise qui publie une photo d'un ourson sur une tablette. Comme le blog est écrit en japonais c'est plutôt difficile pour moi de décoder mais bon, c'est probablement le même problème pour quelqu'un du Japon qui tomberait sur mon blog.
Il n'y a pas vraiment de lien entre la photo et le sujet mais cette photo est un montage de différentes photos prises de la voiture. Ce changement perpétuel de point de vues lorsqu'on roule en voiture, les repères qui se modifient. Un peu comme déchiffrer le Japonais.

3.5.06

Le projet Andersen ou le génial Lepage


Après avoir vu Vinci, les aiguilles et l'Opium, Elseneur, La face cachée de la Lune,Trilogie des dragons, les plaques tectoniques et manqué le Busker's Opera car la chanteuse était malade...Bref, 20 ans de plaisir, de surprises, de lieux à découvrir. Robert Lepage est de ceux qui font l'histoire, de ceux qui nous présentent et représentent tel un miroir, ils sont le reflet de ce que nous sommes et ceux que nous voulons être.
Puis on revient à la maison avec Ron Fournier, ses auditeurs et la défaite de nos glorieux.

2.5.06

Nest et McSweeney


J'ai reçu hier mon dernier numéro de la revue McSweeney, une revue de "littérature" anglaise. Mais ce n'est pas que ça, c'est une conception et une exécution incroyable. Ce numéro est livré dans une boîte à cigares avec des photos, des livrets, des copies de documents historiques. Bref, absolument décapant, à se demander comment ils peuvent réaliser ce type de travail.

http://www.mcsweeneys.net/

Une autre revue qui avait aussi une présentation impeccable était Nest qui malheureusement n'existe plus. Une revue de "décoration" qui dépassait les frontières de l'originalité.

http://www.webhustlers.com/nest/

1.5.06

Tomber d'un arbre


Je lisais que Keith Richards était tombé d'un cocotier ou d'un palmier ce week-end. Il est évident que c'est exactement le type d'accident qui va avec le personnage. Qui d'autre que le célèbre guitariste voudrait grimper dans un palmier.

Si au moins il avait grimpé dans un sapin, la neige aurait pu absorber le choc.