13.4.07

Lapin de Pâques ou un extraterrestre?




Quelques autres photos de Pâques et la troisième me laisse perplexe.
J'ai pris une séquence de quelques photos et sur une, ce curieux petit personnage qui vient se mettre dans la photo et disparaître aussitôt comme un extraterrestre.
Je me suis dit que c'est peut-être aussi un artiste qui s'insère dans les photos?
Un Charlie caché parmi les photos des touristes.
Mystère et boule de gomme!

12.4.07

Jeff Wall grand comme un mur du Moma



Jeff Wall dans le livre qui accompagne l'exposition explique comment il a toujours trouvé le petit format en photographie comme insuffisant alors qu'il appréciait les grands formats en peinture.
Il donne comme exemple Jackson Pollock.
Il explique aussi l'importance de conserver un format similaire à l'échelle humaine, que la personne qui regarde une photo soit à la même échelle que les sujets sur la photo.

Je trouve toujours curieux et decevant de ne pouvoir prendre des photos d'une exposition de photo, pour moi un non-sens. Mais de ne pouvoir prendre aucune photo dans un musée, comme c'est le cas ici au Québec, relève de l'imbécillité.

Sur le grand format, je vous laisse la citation de Duane Michals, le photographe américain: "Never trust any photograph so large that it can only fit inside a museum"

11.4.07

Terence Koh




Au Whitney, une exposition de l'artiste Terence Koh. Lorsqu'on entre dans le lobby une puissante lumière vous aveugle et de l'extérieur, on peut voir les ombres portées sur une vitre givrée.

En sortant du musée, un vendeur du Mali vendait des masques et des sculptures. Je lui ai acheté un Tintin avec milou, mais un Tintin un peu "off", un Tintin sympathique (j'ajouterai la photo dans les prochains jours).

C'était un peu curieux de trouver au coeur des masques africains une sculpture de Tintin qui n'était pas vraiment un symbole de l'anti-colonialisme. Mais bon, le commerce ne fait pas de politique.

10.4.07

The Sartorialist


Un blog que j'aime bien lire est le www.thesartorialist.blogspot.com
que j'avais découvert par hasard sur blogspot. Il était de ceux recommandés par les autres bloggeurs.
Il couvre la mode à New York pour son blog et pour des revues et sites.
Ses photos sont excellentes ainsi que ses commentaires, avec une pointe d'humour et de dérision.

Bref, une autre personne que je rencontre à New York par pur hasard, un peu comme Friedlander.

Il y a aussi ce couple rencontré au Whitney, marié depuis 58 ans. Il me disait avoir quitté l'Autriche en 1938 avec ses parents et habitait New York depuis ce temps. Son épouse enseignait le Français et venait de Belgique. Tous les chemins mènent à NY.

9.4.07

Ça ressemble à Lee Friedlander!


Je ne suis pas sûr à 100% mais j'ai remarqué en premier le Leica avec un grand angle, puis je me suis dit, c'est curieux, il me fait penser à un photographe que je connais.
Puis, le temps qu'on y pense et qu'on se dise, mais oui c'est lui, il est ailleurs...
New York, c'est aussi ça, en plus des chapeaux pour la parade de Pâques.
Il y a deux ans, le MOMA lui faisait une exposition rétrospective.
J'ai aussi vu Warren Beatty, mais lui je ne l'ai pas pris en photo, c'est donc que je m'intéresse plus à la photo qu'au cinéma.

5.4.07

Changer d'idée


L'autre soir chez Ikéa, il faut y aller un soir de semaine car c'est le seul moment où l'on peut trouver une place de stationnement. Je retournais un robinet qui coulait...mais pas par le bon tuyau... pour un autre modèle (qui j'espère sera de meilleure qualité).

Toujours surpris de constater que tout porte un nom chez Ikéa, il doit avoir une équipe de rédaction juste pour inventer des noms pour tout ce qu'ils vendent.

C'est systématique, je vais chez Ikéa pour acheter un truc mais quitte avec trois sacs de trucs. J'ai encore une boîte de chandelles acquise suite au verglas.

Ça doit être le dédale que l'on suit, les décors, ou peut-être le catalogue mais peut-être aussi les boulettes suédoises ou le cornet à $1.00 une fois passé les caisses. Le cornet doit geler nos neurones et faire en sorte que l'on croit avoir fait de bonnes affaires car un cornet à $1.00 ce n'est pas cher.

2.4.07

La vision juste




De nouvelles textures. En partant d'une photo plutôt anodine d'une couverture sur une corde à linge, c'est fou ce qu'on peut faire d'autres.
De nouvelles directions, différents atmosphères.

J'ai commencé la lecture d'un livre sur l'oeuvre du photographe de Vancouver, Jeff Wall.
Je me souviens de l'explication de sa démarche pour la prise d'une photo d'un bâtiment de Herzog et de Meuron dans un vignoble en Californie.
Il expliquait sa démarche de ne pas accepter de commande mais il proposa en échange "d'essayer" de prendre un cliché tout en étant payé et ce, même si il n'y aurait pas de photo qui en résulterait.

En fait, quelqu'un va payer un photographe pour sa vision et non pour la photo. Et dans certains cas, pour une peut-être vision.

30.3.07

Textures du vendredi



Avec une lentille qui permet le macro, on peut se rapprocher des objets et mieux percevoir les textures, intéressant pour les objets mais pour les personnes, j'en suis moins convaincu.
Il y a peut être une distance idéale. On dit que la lentille normale (50mm) se rapproche le plus de la vision de l'oeil et certains photographes l'utilisent exclusivement, je pense entre autres à Bernard Plossus.

Sur un autre ordre d'idée, un marchand d'appareils photographiques me proposait un vieux Leica qui appartenait à un célèbre photographe Montréalais qui a fait beaucoup de photo de type documentaire social et à enseigner à Concordia (devinez qui). Le plus curieux, c'est que le matin même, j'ai vu ce photographe dans une librairie.

Est-ce qu'en me procurant son appareil photo, je recevrais aussi une parcelle de sa vision du monde?

29.3.07

nuage équivalent


Le photographe Alfred Steiglitz photographia entre 1925 et 1931 des nuages qu'il rassembla sous le nom "equivalent".
Ces images se voulaient le reflet de ces émotions, idées ou pensées intérieures.

Il faut que je vous dise qu'en premier lieu j'ai pris une photo de nuages, par la suite, j'ai développé, imprimé, découpé, collé, digitalisé, imprimé sur canevas, photographié, développé, digitalisé et finalement bloggé.

Alors que est le sens profond de cette démarche, je l'ignore mais j'aime bien les nuages.
Je trouve aussi que c'est très difficile de peindre des nuages, un peu comme peindre l'eau ou le verre.

28.3.07

Fat Face Condensed



Ce matin, j'ai été faire un tour chez un ami peintre (Jean-Daniel Rohrer) qui expose d'ailleurs la galerie Saint Dizier sur la rue St-Paul dans le Vieux-Montréal et ce jusqu'au 15 avril prochain.

Dans certaines de ses toiles, il se sert de vieux letraset. Il en a acheté un lot avec les meubles de rangement, chez un marchand retraité.
En regardant les noms sur les boîtes, j'en ai vu que je trouve plutôt inspirant: Fat Face Condensed. Je trouve que c'est un excellent titre de roman noir.

J'ai aussi pris quelques photos de son atelier, plutôt le bordel, mais un bordel de travail. Un après qui suit un effort intense de création. Un artiste qui a bossé avant de laisser partir ses toiles, un ensemble de bribes, de morceaux, de restes.

27.3.07

Parc au printemps


Résultats pour les élections provinciales hier soir; un gouvernement minoritaire libéral, le parti québécois toujours divisé et une troisième voie autonomiste.
Autonomiste veut dire quoi, je n'en ai pas la moindre idée. Bref, rien pour nous faire avancer.

Un peu comme un parc au printemps, on ne veut pas vraiment y aller, le sol est détrempé, il y a encore de la neige et ça prendrait un coup de balai. On hésite à se brancher.

Bref, ça donne trois partis, un à droite, un au centre et un autre un peu plus à gauche mais pas trop. J'oublie les deux autres car ils devraient se retrouver avec celui de gauche mais comme il y a de la chicane...

26.3.07

Penaud le singe


Quelle fin de carrière pour ce singe. En attente de recyclage, pour une oeuvre de charité.

C'est vrai qu'il a l'air un peu sonné, sonné d'être abandonné ainsi sur le bord d'un trotoir.

J'imagine qu'il a rendu heureux un ou des enfants mais pas assez pour qu'on le garde. Au moins, à la vue de tous, il sera peut-être adopté à nouveau.

23.3.07

Calme vitrine


Quelque fois, en marchant, on voit quelque chose et on se dit: Tiens, je devrais prendre ça en photo.
C'est ce que j'ai fait ce matin en passant devant cette vitrine.

Une nouvelle boutique va en remplacer une autre, les employés se préparent et selon les règles du commerce vont inscrire le nom sur ce mur blanc.
C'est dommage, parce qu'un mur blanc, c'est assez intéressant.
Paisible et calme.
Un peu comme la toile de Matisse: Luxe, calme et volupté.
Ça ferait un bon nom de boutique.

22.3.07

Route de l'érable et Soeur Angèle


J'assistais, hier en soirée, à une conférence annonçant la Route de l'érable. Une trentaine d'établissements du Québec qui font découvrir des produits et mets à base de l'érable à longueur d'année.

Soeur Angèle était assise à notre table de mëme qu'un chroniqueur de vins qui m'a recommandé le vin suivant comme étant vraiment incroyable: Les Terrasses Alvaro Palacios 2004.
Et voici le code de la Saq: 10253618

Soeur Angèle est très populaire, on dirait que tout le monde veut se faire photographier avec. J'ai toujours trouvé qu'elle me faisait pensé un peu à la Soeur Volante, une bonne soeur sympathique qu'on voyait à la télévision.

Sur sa carte d'affaires, son titre est: Chef, animatrice. Elle a aussi un courriel et sa photo. Il y a longtemps, des religieuses, nous recevions des cartes avec une image biblique et une prière.

20.3.07

Cha du clair


Ce n'est peut-être que moi mais j'ai hâte aux élections.
Je pense faire une indigestion de politiciens.
Alors, vive le 26 mars et qu'on passe à autre chose.

Je prends des photos dans un laboratoire et on doit se mettre une résille sur la tête.
Alors, je pense à la photo et la caricature de Gilles Duceppe, c'est vrai qu'on peut avoir l'air con avec une résille sur la tête.
Je vais éviter les commentaires sur les différents chefs, je ne veux pas influencer le vote!

17.3.07

Je ne cherche pas, je trouve!



Dans ce qui pourrait être une série sur les photographes, dans un livre de David Douglas Duncan, une photo qu'il avait prise de Picasso et ce que Picasso a créé avec la photo.

Il semble que le photographe était resté plusieurs semaines chez Picasso, une sorte d'antipaparazzi avant l'invention du terme (dans la "Dolce Vita" de Fellini, si ma mémoire est exacte).

Le titre est de Pablo, évidemment.

16.3.07

Bon marché incontestable


Dans un livre sur Jacques-Henri Lartigue, on voit des photos prises lors de la 1ère guerre mondiale. Faut dire que certains photographes ont traversé le 20e siècle…
Dans la section sur la guerre, il note : « peu de photos » mais il y en a une prise à Biarritz, d’une devanture de boutique avec probablement la propriétaire qui pose face au photographe.
Ce qui a attiré mon œil est l’affiche que l’on voit en trois exemplaires : Bon marché incontestable.
C’est une très belle expression que ce « bon marché incontestable ».
Précis et affirmatif mais beaucoup plus poétique que 50% de rabais. C’est un beau titre également.
Mais regarder aussi le « carrés de Venise pour ouvrages de dames »

13.3.07

Hockney en perspective


Dimanche, au Festival du film sur l’Art, un film sur le peintre David Hockney. De 1999, donc assez récent, le film explique la façon de voir et de quelle manière il a créé ses toiles y compris celles sur le Grand Canyon.
Son désir de dépasser la notion de perspective traditionnelle avec un seul point de vue, ce qu’il appelle un regard de cyclope est très intéressante.
Je trouve son approche et sa curiosité suprenante, toujours en éveil.

Je me demande aussi comment on peut appliquer en photo cette notion de bouger autour de l’objet plutôt que de ne présenter qu’un seul point de vue.

Sur cette photo, je cherchais à transmettre la notion de dimension de l’arbre, de la base à la cime.

12.3.07

Barbarie


Historiquement, le mot barbarie est employé à propos de tous les pays en dehors de la Grèce et de l'Italie.
Depuis Montaigne, il se dit de l'état d'un peuple non civilisé sous le regard d'un autre.

On parle aussi de grossièreté, de cruauté et de langage fautif.

Hier, à la télévision, la journaliste Chantal Hébert, en une réplique a confirmé ce que beaucoup pensent, soit que Mario Dumont n'est pas prêt à être Premier ministre du Québec. À la suite de la remarque, Dumont ressemblait à un vilain petit canard.

Ce n'est guère mieux chez les deux autres, mais bon, on verra bien si le débat de mardi va permettre d'éclairer les électeurs.

9.3.07

Relâche


Semaine de relâche et retard sur mon blog.
Je lisais que Jean Beaudrillard et Pierre Bourdieu sont décédés récemment. Quand un philosophe meurt, qui va le remplacer? J'ai l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de relève en philosophie.
Une raison de plus pour lire ou relire ces deux auteurs.

Compte tenu leur départ, peut-on parler de relâche philosophique?

2.3.07

Gérer son gant


En me rendant à un lunch ce midi, j'ai remarqué ce gant perdu.
Faut dire que ce n'était pas la journée pour perdre un gant avec la tempête de neige.
On parle de 25-30 centimètres au sol.
En quelque sorte réjouissant car des amis nous prêtent leur chalet à la campagne et comme on aurait pu avoir de la pluie...

Je me dis toujours que c'est le moment idéal pour me mettre à jour dans ma lecture, j'apporte plein de trucs à lire puis je n'ai le temps que de finir un livre. J'avais déjà lu quelque part que l'acteur Richard Burton avait toujours une malle de livres et de dictionnaires lorsqu'il voyageait. Voyager avec des livres est vraiment le summum du chic.

Lorsqu'on perd un gant, que fait-on de celui qui reste?

28.2.07

Platitudes


À la librairie, je voyais dans la section photo le livre Platitudes: Une histoire de la photographie plate.
Oui, je sais, malgré le titre je l'ai acheté.
Sérieusement, je pense que ça devrait m'intéresser. On s'en reparle.

Dans une revue sur la photographie, on demandait à des photographes de nommer trois livres marquants en photographie. Question piège s'il en est une, mais pour moi, je pense à la série Time Life sur la photographie, les portraits de Karsh et la monographie de Diane Arbus car ce sont les premiers livres par lesquels j'ai découvert la photo.

Maintenant, je pense au livre de Wim Wenders: Une fois. Aussi les livres de Robert Frank et ceux de Eggleston, particulièrement The Democratic Forest.

Dans ce livre, il explique qu'il photographie démocratiquement. Il part le matin et photographie ce qui l'inspire sans accorder plus d'importance à un sujet qu'à un autre.

27.2.07

Reflet


On fait grand cas de l'opposition des régions face à la réalité d'un centre urbain tel que Montréal.
De part et d'autre, je crois que les perceptions sont souvent erronées.

Pour moi, urbain que je suis, le marché Jean-Talon est mon contact hebdomadaire avec les régions, par les petits commerçants et les produits de partout au Québec.

Un peu comme une fenêtre par laquelle on peut distinguer les formes qui se trouvent derrière mais qui nous retourne aussi un reflet de nous-même, notre perception des régions est aussi décalée que le regard que porte les régions sur ce qui serait la réalité montréalaise.

26.2.07

Oscar, les robes et Louis Malle


J'ai trouvé la soirée des Oscars plutôt monotone, tellement monotone, que j'ai manqué Céline ayant décidé de me coucher avant sa prestation!

Il y a toujours le fameux défilé des vedettes sur le tapis rouge, c'est à ce moment que toutes les photos seront prises pour rapidement se retrouver dans les magazines et sur les sites.
Dans une revue à potins dont le nom m'échappe, ils juxtaposent les actrices ayant les mêmes robes et évaluent laquelle est la plus jolie. Difficile la carrière de vedette et de styliste de vedette.

Je lis le livre l'Inde fantôme, carnet de voyage de Louis Malle qu'il réalisa lors d'un séjour de quatre mois en Inde en 1968.
Curieusement la préface est plus longue que le carnet lui-même.

Un peu comme hier, j'ai regardé tous les trucs pré-oscar plus longtemps que la cérémonie elle-même.
L'événement est moins important que ce qu'on en dit avant et après, curieux non?

23.2.07

Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois


J'aime bien les livres de Jean-Paul Dubois, son dernier se déroule à North Bay en Ontario.
Il est question de neige, d'une femme disparue, d'un mari qui va mourir parti de France pour la retrouver.
De 4X4, du tir à l'arc, d'un blizzard, de la maladie, de la découverte et de la musique de Brian Eno.
De la chasse, de la mort, des hommes et des femmes.

C'est beaucoup pour 232 pages mais son style coule bien et pour une fois le mythe du nord et des grands espaces cher à nos cousins Français n'est pas trop suranné.

Bonne lecture et bon week-end.

22.2.07

Ville propre de sa personne


Est-ce que Montréal est une ville propre ou sale?
Les opinions diffèrent et maintenant ce n'est plus d'actualité car on vient de déclencher les élections provinciales.

Il semble que la propreté d'une ville est un facteur pour attirer le tourisme, pourtant, allez-vous en vacances quelque part parce que c'est propre ou pour d'autres raisons?

Avant, on vendait les meilleurs hot dogs, aujourd'hui la poutine au foie gras est l'argument qui doit convaincre les touristes de venir.

C'est un peu comme ces petites annonces: ...propre de sa personne.

Rien de très encourageant.

21.2.07

4 novembre 1946


Finalement inscrit à la Grande Bibliothèque.
Pris quelques livres de photo et en me promenant dans les rangées, je regardais un vieux livre sur l'histoire des jésuites.
En le feuilletant,
un petit morceau de papier tomba,
une page d'un petit agenda,
la date du lundi 4 novembre 1946.

Un peu plus tard, en voyant un lampadaire du Vieux-Montréal, je me suis dit qu'il était probablement déjà là ce 4 novembre 1946 ayant emmagasiné soixante ans de passants et peut-être même celui ou celle qui oublia cette page d'agenda dans le livre que je regardais aujourd'hui.

20.2.07

200e message


Ceci est mon 200e message depuis le début de mon blog, en avril dernier.
Un petit texte, un court commentaire et une photo.
La grande majorité des photos que j'ai prises et continue à prendre.

À ce sujet, je dois faire des photos qui montrent la devanture de trois ou quatre commerces. Je voyais un livre de Robert Polidori sur la désolation de la Nouvelle-Orléans, des maisons abandonnées, détruites mais vraiment très belles.
J'ai trouvé l'inspiration, maintenant je dois passer à la réalisation.

Lève-toi et va photographier!

19.2.07

Indigo, un matin de février



J'aime bien le café au lait de chez Indigo.
Assis sur la banquette, je regardais au mur et je voyais 3 photos d'écrivains Canadiens; Margaret Atwood, Stephen Leacock et Leonard Cohen.

Je n'ai lu que des poèmes de Leonard Cohen, écouté ses chansons et lu à propos de ses ennuis financiers, pour les autres, je n'ai rien lu.

J'aime bien la photo de Leacock, en habit, dans une chaloupe.
C'est plutôt rare aujourd'hui de voir quelqu'un avec une cravate et encore plus rare dans une chaloupe.

Au gala des Jutra, une bonne remarque du cinéaste Philippe Falardeau qui soulignait qu'il était heureux de constater que le Québec s'ouvrait vers l'étranger, y compris l'Ontario.
En buvant mon café ce matin, je me sentais aussi ouvert sur ce monde étranger.

16.2.07

La vie des autres ou le mouchard du pixel


Finalement vu le film allemand La vie des autres cet après-midi au ExCentris.
Le film relate la vie en RDA avant la chute du Mur de Berlin et la fin du communisme en Allemagne.

Un agent de la Stasi qui, à suivre au quotidien la vie d'un écrivain, vient à se questionner sur son travail de taupe au service de l'état.

Ce qui est curieux dans tout ça, c'est qu'on retrouvait un mouchard dans chaque famille, un frère, une soeur, n'importe qui pouvait vous espionner et faire de vous un ennemi de l'état.

En photo, on se trouve aussi à espionner, attendre le moment idéal pour saisir un élément, une expression.

Une taupe au service de l'art. Un révisionniste argentique. Un mouchard du pixel.

15.2.07

Anderson Cooper et les Arpents Verts


Pour ceux qui ont un certain âge, vous vous souvenez de l'émission de télé les Arpents Verts avec Eva Gabor. Eva avait une soeur qui portait le joyeux nom de Zsa Zsa.

L'autre soir, j'écoutais Anderson Cooper, le très intéressant animateur de CNN qui parlait de l'histoire Anna Nicole Smith; sa mort, la mort de son fils, la naissance de sa fille et les centaines de géniteurs potentiels...
y compris le dernier et neuvième mari de Zsa Zsa: le prince Frédéric Prinz von Anhalt.

C'était pour le moins instructif de voir ce pseudo prince avec sa casquette de capitaine expliquer qu'il avait, lui aussi, eu une relation avec la plantureuse actrice(!?) et pouvait être le père biologique du bébé qui sera peut être, un jour, millionnaire comme dans les Arpents verts.

14.2.07

De la neige pour les Baby Boomers


La deuxième tempête de l'hiver est là. On attend entre 15 et 30 centimètres de neige pour Montréal. Faut dire que deux tempêtes pour l'hiver, ce n'est pas beaucoup.
Parlant de neige, on a vu le film Coeurs au cinéma ExCentris dimanche, nous voulions voir le film Allemand qui se passe avant la chute du Mur mais bref, tout était vendu.
Film d'Alain Renais avec Dussolier, Azema, Wilson et autres, Coeurs est un film où il neige mais de cette neige de cinéma, celle qui ne fond jamais et ne tombe que sur les épaules. Celle où les acteurs entrent en disant: Oh là là! Bigre, qu'il fait froid!
Outre la neige bidon, j'ai trouvé curieux de retrouver à la fois dans le film et dans la salle, la même génération de baby boomers (ceux qui ont dans les 55-60 ans) vêtus de l'éternel kanuk à se regarder sur grand écran un dimanche après-midi.

12.2.07

12 février 1948


Je lis le livre de Simone de Beauvoir: Lettres à Nelson Algren. Une série de lettres d'amour écrites à cet écrivain américain.
Un peu surprenant compte tenu l'image que j'avais de Simone de Beauvoir.
Dans la lettre du 12 février 1948, en parlant de Giacometti, elle dit; "vous vous rappelez mon ami le sculteur?
Il expose à New York avec grand succès, et Sartre a écrit sur lui un bon article."
Une fois, je voulais prendre des photos avec un sténopé d'une sculture de Giacometti dans un musée, au bout de 2 minutes, j'avais 3 agents de sécurité sur moi à m'escorter à l'extérieur et moi d'essayer de leur expliquer ce qu'était un sténopé: un appareil photo sans lentille!
Vous auriez du voir leurs têtes!

J'aurais bien aimé photographier Giacometti.

8.2.07

Orignal raisonnable


On parle beaucoup des accommodements raisonnables ces temps-ci et Ti-Mé (Dong ou Ding je ne me souviens pas lequel est lequel) suggérait à certains de porter un panache d'orignal de façon à mieux s'intégrer à la société québécoise.

Il faut croire que tout ceci se retrouve dans un grand flou sur ce qui est raisonnable ou non.

Une fois, sur une route de campagne, j'ai vu un orignal. Sur le coup, j'ai cru voir un cheval...mais avec un panache. C'est assez surprenant de voir un orignal de près, surtout sur une route. Sur un mur de chalet, c'est moins impressionnant et probablement moins raisonnable aussi.

7.2.07

Perdu dans l’espace


Est-ce que vous avez lu l’histoire au sujet d’une astronaute inculpée pour tentative d’assassinat sur une autre femme qui était, selon elle, trop liée à un astronaute dont elle était amoureuse.
Le plus curieux est qu’elle a roulé 1500 km pour aller asperger la victime de poivre de cayenne. Elle avait en sa possession un couteau, de l’argent, une perruque et…des couches culottes.
J’avoue que les couches culottes, ça me dépasse un peu. Dans l’espace, je peux comprendre mais en roulant en voiture.
Ça me rappelle le Docteur Smith dans Perdu dans l’espace. Un être haissable mais malgré tout un petit peu attachant.
Le bon docteur véreux avait son bonnet de nuit; un astronaute en bonnet de nuit je veux bien mais une astronaute en couche culotte, ça enlève tout le charme des voyages intersidéraux.

6.2.07

Test inutile sur trois lentilles leica




Trois photos avec trois lentilles différentes: la première, une summicron de 1955, la deuxième, une Elmar de 1960 et la troisième une Elmar aussi mais de 1945.

Est-ce que ça prouve quelque chose?
Pas vraiment mais c'est souvent le genre de discussions pour les Leicaistes de ce monde.

Un peu plus de contraste pour la summicron, autrement je ne vois pas de grandes différences.

C'est mieux d'être à l'extérieur et de prendre des photos mais c'est plutôt froid ces jours-ci.

5.2.07

Neige télévisuelle ou lundi grincheux


Avec le temps et la neige tombant au sol et sur l’écran de télévision, on se disait qu’il faudrait éventuellement changer de téléviseur.
C’est plutôt compliqué l’achat d’un téléviseur.

Nous sommes maintenant à l’heure de la Haute Définition, mais pas totalement.
Les nouveaux modèles sont conçus en fonction de ce qui va venir et non ce qui est disponible aujourd’hui, il faut ajouter le décodeur, les cables, un abonnement pour capter le peu qui est offert présentement.

Attendez un peu, votre DVD va aussi devoir se moderniser, mais on ne sait pas encore quelle technologie va dominer.
Un peu comme au temps de Beta et du VHS.

Bref, tout ça pour foutre en l’air un budget et pouvoir regarder Guy A. Lepage le dimanche soir.

2.2.07

Une fois au cimetière


C’était au début de l’hiver et j’assistais au service d’un oncle décédé.
Après la cérémonie, nous nous sommes rendus au cimetière que je trouvais très beau parce qu’entouré d’arbres avec des troncs très droits s’élevant vers le ciel.
En travaillant un peu la photo, je remarquais que le sol était un peu comme un ciel ennuagé et en l’inversant, elle prend un autre sens; le sol devient le ciel.
Faut dire que ça colle assez bien à l’idée qu’une fois en terre on peut se retrouver là-haut.
Bon week-end.

1.2.07

Camouflage


Je lisais au sujet d’un professeur de l’Université de Calgary qui a écrit un livre sur les blogeurs les décrivant comme des êtres renfermés, asociaux qui vivent dans la fantaisie d’un monde virtuel.

Je vois plus le blog comme un outil de diffusion plutôt qu’un réceptacle pour nos frustrations du quotidien.
Il est évident qu’on produit un blog pour qu’il soit vu et lu par d’autres.
Il faut aussi qu’il soit intéressant, en premier pour le blogeur et par la suite pour les autres.
Mais l’intérêt réside aussi dans la production régulière d’une image et d’un texte, une habitude comme se brosser les dents ou faire deux push-up et demi le matin.
Le blog peut aussi être un camouflage comme cette photo d’un léopard? d’ un ananas ou même d’un couvre-lit de chalet.